Ames perdues

L’âme mal enracinée

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samedi 23 mai 2009

L’âme humaine est comme le végétal : dès qu’elle vient au monde, elle commence à s’enraciner. Son milieu d’enracinement est constitué par tout ce qui vit autour d’elle, en particulier tout ce qui est humain et vit autour d’elle.

La circulation du fluide énergisant constituant l’enracinement de l’âme humaine peut s’appeler "échanges" ou "liens" (j’avais envie d’écrire "échanges affectifs", "liens affectifs", mais c’eut été faire disparaître le côté non émotionnel de ces échanges, pourtant tout aussi essentiel ; l’âme humaine n’est pas constituée d’unités fonctionnelles séparées – les émotions et l’inconscience d’un côté, l’intellect, la pensée, la conscience de l’autre –, ce n’est pas une machine).

Quand l’âme grandit dans un milieu aux liens humains brisés, pauvres, malades, elle se fragilise. Ainsi, s’il y a beaucoup d’âmes perdues aujourd’hui, c’est d’abord à cause du terrain.

 

(L’analogie avec l’enracinement végétal a déjà été utilisé pour décrire un attachement au passé. C’est une drôle d’idée, même s’il est vrai que les racines – mortes – d’un arbre mort continuent un moment de le maintenir debout en dépit du temps qui passe. Non, l’enracinement d’un être encore en vie est nécessairement présent en acte, et s’il relie aussi au passé, c’est à travers le présent)

 
 
LE DEVENIR
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