Extraits

La cour d’Artus (dans les Contes fantastiques)

Et quel travail !

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jeudi 22 février 2007

« Dans les belles matinées dorées de notre magnifique printemps, lorsqu’une molle brise d’ouest pénètre jusqu’au fond de nos rues sombres, et semble raconter, dans le doux langage de ses murmures, toutes les merveilles qu’elle a vues naître dans les prairies et dans les bois qu’elle a traversés, moi, je me glisse avec nonchalance entre les ais d’un comptoir enfumé. Là, sont assises de pâles figures devant d’informes pupitres noircis, et le bruit monotone des feuillets du registre, l’insolent cliquetis de l’argent qu’on amasse, interrompent seuls le silence que commande le travail. – Et quel travail ! Pourquoi tant de méditations, pourquoi tant d’écritures ! Afin que les coffres se remplissent, afin que le crédit recueille et dévore la substance de millions de malheureux. »
Ernst Theodor Amadeus Hoffman, La cour d’Artus, 1815 (in Contes fantastiques, traduction de Loève-Veimars).

Voir en ligne : La cour d’Artus (Google livres)

 
 
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