Extraits

Le choix d’une profession, in Essais sur l’art de la fiction
Editions de La Table Ronde, paris, 1988

Où allons-nous chaque matin ?

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samedi 24 février 2007

« Si vous rencontriez une compagnie de pèlerins, marchant les dents serrées comme à la suite d’un pari, et si, leur demandant où ils vont, vous receviez de chacun cette même réponse, qu’ils sont à ce point pressés qu’ils n’ont pas pris le temps de se le demander, avouez, mon cher monsieur, que vous seriez ébahi d’une telle indifférence. Irais-je trop loin, en suggérant que c’est pourtant l’état de l’immense majorité de nos semblables, nos frères, et de presque toutes les femmes, nos compagnes ? »
Robert Louis Stevenson, Le choix d’une profession, écrit non publié de son vivant (mais qu’il avait souhaité publier), daté de 1879. Traduit par France-Marie Watkins et Michel Le Bris.

 
Il est à noter que cette traduction a été établie d’après le manuscrit original, parce que ça n’est pas si souvent le cas pour les textes de Stevenson (bien des éditions anglaises sont infidèles aux manuscrits – souvent disparus, et ne parlons pas des traductions, car on atteint là, parfois, la trahison puissance deux. Et ce sont les meilleurs écrits des meilleurs écrivains que l’on sabote le plus, forcément ; les autres, ça n’est pas la peine).

 
 
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