Notes ouvertes

Economie et sciences comportementales

Accueil > Points de vue > Notes ouvertes > Economie et sciences comportementales

dimanche 21 mars 2010

Lu dans Cerveau & Psycho tout à l’heure :

« Dans des expériences de neuroéconomie, l’activité du cerveau d’individus prenant des décisions financières est estimée grâce à l’imagerie cérébrale. Elle peut aussi être altérée temporairement via la stimulation magnétique transcrânienne ou l’inhalation de certaines hormones afin de, par exemple, modifier la confiance des sujets et leurs comportements d’investissement. […]

Sur le terrain sont aussi réalisées des expériences de neuroéconomie in vivo, où l’on étudie par exemple les variations hormonales de traders par des prélèvements salivaires réalisés à des moments clés de leur journée de travail. Dans ces conditions réelles, l’évolution de leur taux de testostérone et de cortisol a été analysée au regard des vraies fluctuations du marché (et non plus de simulations) et de leurs performances, offrant un regard nouveau sur les liens entre la formation des bulles financières et certains facteurs neurophysiologiques sous-tendant les investissements et les prises de participation précipitées. De notre côté [au Laboratoire de psychologie cognitive de l’Université de Provence], nous mesurons et analysons en temps réel l’influence des mouvements du corps des traders au cours des choix économiques. Dans les salles de marché, en échangeant des informations de nature gestuelle, ils offrent parfois un terrain fertile à la contagion émotionnelle et au stress, dont les conséquences sont parfois dramatiques. »

Bonnes gens, le monde est mené par une troupe de rats de laboratoire ! Mais rassurez-vous, nos spécialistes sont en train de comprendre leur fonctionnement interne, ils sauront bientôt maîtriser leur comportement !

Lu encore dans la même revue, quelques pages plus haut, une information selon laquelle il va être bientôt possible de télécommander les animaux :

« Le grand progrès viendra vraisemblablement des fibres optiques qui remplaceront le câble électrique, puisque c’est avec de la lumière que Ole Kiehn et ses collègues, de l’Université de Stockholm, ont réussi à stimuler les neurones de la marche chez des souris de laboratoire. La méthode consiste à agir sur de petits modules moteurs au sein de la moelle épinière des animaux, les "générateurs centraux du mouvement". Ces groupes de neurones produisent des courants périodiques qui assurent la contraction coordonnée des muscles des pattes, et les scientifiques suédois ont réussi à y introduire, par génie génétique, des molécules photosensibles : lorsqu’on les éclaire avec une lumière bleue, les générateurs centraux de mouvement produisent les courants électriques commandant les séquences de contraction des muscles. Lorsqu’on éteint la lumière, l’activité motrice s’arrête. »

Soyez tranquilles, bonnes gens, vous êtes en de bonnes mains !

Réagir à l'article :
LE DEVENIR
SPIP | squelette | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0