Une âme parmi les autres

Comment j’ai été castré (suite)

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mercredi 14 juillet 2010

Quelques remarques…

D’abord, cette histoire de vierge immaculée n’explique pas pourquoi je change de trottoir lorsque je vois une jolie inconnue s’apprêter à me parler, comme cela m’est arrivé il y a une dizaine d’année (ou une quinzaine, je ne sais plus). Elle m’attendait avec un visible enthousiasme, un large sourire, et moi j’ai traversé la rue pour continuer tranquillement mon chemin. Mais de quoi avais-je donc peur ?

C’était une femme qui avait l’air de me reconnaître tandis que je me demande encore qui cela pouvait bien être. L’énigme était pourtant facile à résoudre : la scène se passait devant sa nouvelle demeure, à 200m de chez moi.

L’immaculée n’explique pas non plus de façon satisfaisante pourquoi j’ai rapidement filé mon chemin en voyant une autre jolie femme se précipiter vers la sortie d’un salon de coiffure [1] en m’apercevant sur le trottoir. J’étais juste devant la porte du salon lorsqu’elle l’a ouverte. Elle aussi arborait un large sourire. J’ai fait comme si je ne m’étais aperçu de rien.
Cette fois, j’identifiais vaguement l’inconnue comme étant celle qui m’avait pris en stop à plusieurs reprises quelques années auparavant. Je ne peux pas dire qu’elle me déplaisait, loin de là. Idem pour la précédente.

Mais de quoi avais-je donc peur ?

Non, en règle générale la "sainte" vierge n’explique pas pourquoi j’ai peur du contact physique avec les autres, et même du contact tout court avec les autres. Elle n’explique pas la grande timidité dont je suis à peine sortie aujourd’hui. Mais elle explique assez bien, me semble-t-il, pourquoi l’effet de cette peur est bien plus spectaculaire avec les femmes.

 
Ensuite, il y a ma haine du "monde des adultes". Mais bon, ce n’est peut-être qu’une conséquence de tout le reste. Une conséquence qui, cependant, est de nature à entretenir le mal. Surtout passé cinquante ans.

 
J’ai l’impression d’avoir été élevé par quatre femmes : mon épouvantable grand-mère maternelle, ma mère et mes deux grandes sœurs. Elevé par quatre femmes dans le souvenir d’une petite fille très sainte. Ce qui peut expliquer bien des choses, mais pas vraiment ma peur des autres.
Or, mon père était là, pourtant. Mon père, c’était la ferme. La ferme que je fuyais. Que je ne fuyais pas en tant que terrain de jeu, c’est le lieu de travail que je fuyais, le lieu où mon père et son ouvrier travaillaient, et où mon petit frère donnait parfois un coup de main.
Un mystère demeure et demeurera sans doute à jamais.
 
 

Les amants de Saint-Jean par Deus’ta

Oui, le son et l’image sont pour le moins troublés. Une image de ma vie. Ca danse, pourtant, mais…

J’espère que Deus’ta ne m’en voudra pas. C’est un excellent groupe, avec un chanteur très étonnant, mais aussi très agréable à entendre et à voir en vrai [2] !

D’ailleurs, respirons un peu :
 
 

Gavotte à Noyal-Chatillon en 2009, par Deus’ta (époque Armel an Héjer)

Ah, voilà que ça craque, maintenant ! Et puis même sans les craquements ce n’est pas encore tout à fait comme en vrai ! Mais bon, ça vient, petit à petit ça vient …

[1Ou quelque chose comme ça, je ne sais plus au juste. Je me souviens très très bien de l’endroit mais je n’ai jamais fait très attention à ce qu’il y avait derrière les vitres. Ca semblait plutôt destiné aux femmes, d’ailleurs.

[2Mais il s’est séparé de Deus’ta en 2013.

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