Questions sur la science, questions scientifiques

Une science pour pouvoir, non pour savoir

Accueil > Points de vue > Notes ouvertes > Questions sur la science, questions scientifiques > Une science pour pouvoir, non pour savoir

dimanche 5 février 2012

S’il existe bien une science pour pouvoir, la considération d’une science pour savoir est une aberration dans la mesure où le Savoir comme moteur de la science a cessé d’être effectif depuis bien longtemps. Lorsqu’un chercheur veut trouver une solution à son minuscule problème modélisé, où est son désir de Savoir ? Avouons-le, la motivation va du jeu au plaisir de publier, en passant par la compétition, mais sans rapport aucun avec le Savoir. Avec l’hyper-spécialisation de la science, chaque domaine de recherche est devenu local et purement technique (même si cette technique est très élaborée et sophistiquée). Tout savoir est lié à une appréhension globale, et dans un processus de découpage exponentiel la notion même de Savoir a perdu son sens avec la désubstantialisation du projet initial.

Serge Galam, Physicien, dans la Correspondance du N°127 de La Recherche (novembre 1981), en réaction à un article de Jean-Marc Lévy-Leblond.

 

(Serge Galam écrivait cela il y a trente ans, encore dans sa jeunesse ; il paraît qu’il est aujourd’hui "climatosceptique" – ce qui n’est en rien en contradiction avec le texte ci-dessus, il est vrai)

Réagir à l'article :
LE DEVENIR
SPIP | squelette | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0