Rupture

Bonheur et loisirs

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vendredi 13 juillet 2012

Lu dans le même numéro de Cerveau & Psycho (voir post précédent) :

Tout va vite. Très vite. Trop vite. Une chose presque instantanément en chasse une autre. La télévision aux centaines de programmes simultanés, les jeux vidéo où l’action exige une rapidité extrême, Internet avec sa toile infinie et ses fenêtres sur le monde ouvertes simultanément, les réseaux sociaux qui obligent à une réactivité immédiate, les téléphones mobiles qui nous connectent les uns aux autres dans un va-et-vient ininterrompu… Nos enfants sont les premiers exposés et, s’il ne s’agit pas de blâmer cette époque "d’hyperconnexion", il est essentiel de comprendre que cette pratique du "multitâche" constant auquel nous sommes tous soumis finit par nous épuiser mentalement et physiquement. Ainsi, le stress devient pour nos enfants un malheureux compagnon de route, entravant leur parcours personnel et scolaire, affectant la confiance et l’estime de soi, perturbant les apprentissages scolaires, et entamant parfois leur plaisir de vivre.

Les "loisirs" sont souvent devenus aussi stressant que le travail. Surtout que, bien souvent, l’environnement s’y met, saturé à l’extrême de signes et d’appels divers : affichages criards et de plus en plus souvent mobiles, ambiances sonores agressives, bruits mécaniques divers… Un monde mi-usine, mi-supermarché.

Peut-être serait-il bon de donner aux enfants (et aux autres aussi, d’ailleurs), le temps de vivre, ainsi que des lieux vivables. Vivre…

…observer attentivement une petite fourmi charriant une miette sur son dos et suivre sa trajectoire, sans discontinuer, par plaisir et curiosité ; jouer avec les gouttelettes d’eau qui dégoulinent derrière la vitre un jour de pluie ; observer les multiples reflets de l’eau qui brille ; s’asseoir un instant, en pleine nature, et regarder l’herbe qui ondoie sous la brise ou les petits nuages dans le ciel, et se sentir bien ensemble, à ce moment-là.

Mais aussi dans la rue, s’arrêter quelques secondes, ressentir, regarder, ou à table, observer les couleurs dans l’assiette, manger en goûtant vraiment les aliments et s’amuser des différences de textures, de saveurs…

Afin d’être « présent à soi-même », comme le dit Jeanne Siaud-Facchin, auteure de cet article intitulé Quand la méditation vient aux enfants….

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