Peuples sans limites

Transmission orale ?

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mercredi 5 septembre 2012

Il est d’usage, actuellement, de qualifier de transmission orale l’ancien mode de transmission des activités traditionnelles de chaque pays, chaque contrée. Ce choix n’est pas forcément facile à justifier !

En effet, l’oralité fait référence au langage, donc à la formulation des choses, caractéristique bien présente dans la transmission moderne qui fait beaucoup usage de l’écrit. Or, que ce soit dans les activités professionnelles artisanales et paysannes ou dans les activités culturelles festives, la transmission naturelle faisait en premier lieu appel à l’observation et à l’imitation par essais/erreurs. Avec un puissant allié : le temps ; car il était possible de commencer dès l’enfance.

En langage de spécialiste, l’on peut dire qu’avant le règne de l’écrit, de l’école et des médias modernes, l’apprentissage était d’abord perceptif et procédural : l’on sentait les choses et l’on cherchait à imiter "à l’instinct". La verbalisation n’intervenait (éventuellement) qu’en appui, mais pas tellement sous la forme d’une analyse, d’une verbalisation de la chose à réaliser, beaucoup plus sous forme de critiques (ponctuelles) des essais de "l’apprenti". Ces critiques n’étaient même pas nécessairement toujours verbales.
Alors, qualifier cela de "transmission orale" est, à mon avis, discutable. Car les mots y tiennent une place secondaire.

Cependant, la culture traditionnelle peut être dite "orale", par opposition avec le règne de l’écrit mais aussi parce que le récit (oral) y tenait une place importante.

 
 
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