Peuples sans limites

L’identité nationale

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dimanche 8 février 2009

(extrait de la "note ouverte" du 27 mars 2007)

L’identité nationale, oui ; vous savez, ce truc, ce sentiment distillé année après année dans les petites têtes de nos chérubins par l’éducation nationale, lors de cours fort mal nommés "cours d’histoire". Jusqu’aux années soixante, les cours de français y participaient également, un certain nombre de langues locales, dans l’hexagone, n’étant alors pas parfaitement éradiquées.
Avec l’arrivée de la télévision, le problème de ces langues superfétatoires fut enfin résolu. Mais pour inculquer au peuple une vision unique du monde et de la vie, rien ne vaut un bon programme éducatif national. Certes, à la télévision également il y a des programmes culturels, mais il n’est pas encore obligatoire de les regarder, tandis que les programmes éducatifs…

Il fut toutefois nécessaire de renforcer l’efficacité de ces programmes par la folklorisation des cultures locales, par leur mise au musée en tant qu’amusantes coutumes de terroirs. Ce que l’on rangeait ainsi méprisamment au fond d’un tiroir n’était ni plus ni moins que l’essence d’un peuple, des peuples de l’hexagone, leurs véritables cultures, remplacées par une culture manufacturée estampillée "nationale".

Jusque dans les années soixante, et même au delà, de nombreux enfants ainsi scolarisés, dans l’hexagone, ressentirent comme un malaise à cette distorsion entre leur nouvelle culture préfabriquée et nationale et leur véritable culture du pays, leur culture familiale et locale. Qui s’en soucia ? Et qui se souci aujourd’hui du malaise ressenti par les enfants d’immigrés lorsqu’on leur enseigne "l’histoire" de la glorieuse mission civilisatrice appelée colonisation ? Déjà qu’il leur faut apprendre l’histoire de leurs ancêtres européens…
Mais, c’est vrai, pourquoi s’en soucier ? ça passe ou ça casse, voilà tout ; et tant pis pour ceux chez qui ça casse…
Quoique, quelques fois ils font leur mauvaise tête, plus tard.

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