Rupture

Enfin, la fin d’un monde

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mardi 4 décembre 2012

En ce début de siècle au parfum de fin du monde, quelle est la marchandise qui s’échange le plus ? Eh bien c’est l’outil inventé pour faciliter les échanges, la monnaie elle-même ! Ce marché-là est aujourd’hui parfaitement imbattable, il marche totalement à la vitesse de la lumière. 5000 milliards de dollars échangés par jour en octobre 2011 sur le marché des devises, dont 37% à Londres [1] ! En moins d’un quart de siècle, ce marché, déjà énorme, a décuplé !

Au "bon vieux" temps, la monnaie était un outil de puissance utilisé par les États dans leurs guerres hégémoniques. Elle est maintenant utilisée à très grande échelle comme dans les machines à sous de casinos ! Le capitalisme est devenu fou et c’est maintenant, alors qu’il est entré dans sa phase sénile, que les socialistes en sont devenus complètement fans ! Il n’y a pas à s’en étonner, le socialisme étant lui-même dans un stade sénile assez avancé. Et pas à le regretter : en ce qui concerne le capitalisme, parce que les jeux de casinos mondialisés ne sont pas pires que les jeux de pouvoir des États (les deux peuvent engendrer des famines…) ; en ce qui concerne le socialisme, parce que son rêve n’était pas autre chose que le progrès technique supervisé par l’État (soi-disant pour le bien-être de tous, mais on se demande encore comment).
A côté de ces deux dangereux vieillards, le mouvement écologique attrape la maladie qui a emporté le socialisme : la maladie des partis, la maladie du pouvoir. Il faut se débarrasser rapidement des organes malades car il y a tout à craindre de ces organisations et rien à espérer.

Loin d’elles, des rescapés du vieux mouvement socialo-communiste vivent encore sans avoir perdu l’esprit : ceux qui se sont toujours tenus à l’écart des partis. S’ils pouvaient s’entendre sur l’essentiel et fusionner avec les fractions encore à peu près saines du mouvement écologique, ainsi qu’avec tous les "indignés" du capitalisme, alors le capitalisme pourrait être éliminé d’un coup de pied méprisant (et le vieux socialisme avec, ainsi que son avatar monstrueux : le fascisme).

S’il fallait un lieu et un moment pour opérer cette fusion libératrice, ils sont trouvés. Cependant, les sièges des multinationales, quoique sinistres, sont plus confortables pour passer l’hiver que la boue de Notre-Dame-des-Landes. Il est même possible d’y faire pousser des légumes [i]

[i(ajouté le lendemain) Ces sièges sont plus confortables tant qu’ils sont alimentés par les réseaux, ce qui, en cas d’occupation, ne durerait pas longtemps. Et pour ce qui est des légumes, seules des cultures hydroponiques sous éclairage artificiel seraient envisageable  ; a moins que les terrasses puissent supporter quelques dizaines de tonnes de terre humide, mais ce sont de petites surfaces. De plus, s’il parait assez facile de s’y barricader, l’approvisionnement serait infiniment plus problématique.
Mais pourtant…
En attendant, il y a bien Le tribunal des banques à la Cartoucherie de Vincennes, théâtre et débats à propos de cette escroquerie appelée "crise". Et la ZAD, et le val de Suse, et quelques autres endroits comme ça de par le vaste monde…
Il n’y a sans doute rien à faire des tours de la Défense et de leurs semblables, structures inhabitables dans des quartiers inhabitables. Un grand ménage urbain en perspective…

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