Rupture

Vinci et la guerre perpétuelle

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dimanche 27 janvier 2013

Un nom trône sur une grande partie de nos slogans anti grands projets inutiles : Vinci. Mais Vinci, c’est quoi ? Un nom qui nous permet une sorte de pseudo personnalisation d’un ennemi insaisissable ? Oui, sans doute, cela fait du bien de mettre des noms aux choses que l’on combat.

Mais enfin, Vinci, c’est quoi ? Une mécanique engrangeuse de profit pour le compte d’actionnaires de diverses origines, une mécanique étroitement insérée dans l’économie, constituant même une part importante des activités économiques, des plus inutiles à d’autres d’une utilité certaine en l’absence d’alternatives et dans les conditions imposées par l’organisation sociale, spatiale et temporelle moderne voulue et gérée par cet insaisissable ennemi.

En somme, Vinci est un bon synonyme de Capital. Quant aux êtres humains qui sont derrière, les profiteurs et les quelques profiteuses qui règnent au-dessus de nous et manipulent la mécanique Vinci et ses consœurs… Ben là, c’est un peu flou, difficile de mettre des noms. Les noms disponibles sont des noms de sous-fifres. Même les directeurs-généraux sont souvent des sous-fifres. Bien rémunérés, en général, mais ce ne sont pourtant pas des têtes.

A supposer qu’il s’agisse vraiment de têtes, là-haut… Et non de simples individus se contentant, comme tout le monde, de suivre le mouvement… Avec d’autant plus d’ardeur qu’ils sont aux meilleures places.
Peut-être que le Capital n’est pas un être mais une fonction maîtresse, qu’il n’est pas conscient mais agit plutôt selon la conjoncture. Une mécanique sans pilote, un automate dont les réglages seraient manipulés "au petit bonheur" (façon de parler) !

Tant pis, ou plutôt tant mieux : nous ne couperons pas ces têtes mystérieuses, nous contentant de démonter leurs outils, ces outils qui font et défont notre quotidien.

Ceci est une question morale et pas seulement à cause des pollutions diverses provoquées par ces omniprésentes mécaniques. L’offensive de Vinci sur la forêt de Rohanne et celle d’Areva et Cie aux environs du fleuve Niger sont deux aspects de la même guerre menée souvent en notre nom et dont nous avons été souvent en France, jusqu’à présent, des bénéficiaires autant que des victimes. Dans le partage des ressources mondiales, l’Europe de l’Ouest a pris une très large part et il ne nous en est pas retombé que des cendres…

Le Capital a unifié le monde à sa façon : en y multipliant les combats pour les ressources (matières premières, énergie et main d’œuvre, et maintenant eau et terres agricoles). Son règne est une guerre perpétuelle.

 
 
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