Une âme parmi les autres

Education sexuelle dans la campagne des années 60

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dimanche 24 mars 2013

Du temps où régnait partout une puissante répression sexuelle, il se disait parfois que naître à la campagne était une chance car (sous-entendu) on pouvait y observer les activités sexuelles des animaux.
J’ai grandi dans une ferme, à une époque où les fermes ressemblaient encore à des fermes, avec des porcs, des poules, des lapins… Dans la ferme voisine, il y avait même une paire de bœufs.

Des bœufs, bon… Passons aux vaches. En l’absence (habituelle) d’un taureau ou d’un inséminateur, elles avaient parfois des contacts homosexuels que je trouvais assez ridicules. Mais ni plus ni moins que leurs relations avec le taureau ou l’inséminateur.

Je n’ai pas souvenir d’avoir observé les lapins, je les laissais dans leur clapier, misérables prisonniers. Mais je n’ai pas pu toujours éviter les poules et les coqs qui étaient plus libres. Ils me semblèrent moins ridicules que les bovins, mais plus inquiétants.

Heureusement, nous n’avions pas de chats, juste un chien pas tout jeune et solitaire. C’est seulement dans les années 90 que j’ai observé, avec effarement, les chattes en rut et les mâles les poursuivant. Effrayant !

Des cochons de mon enfance, je ne me souviens, avec épouvante, que du cri lors de leur mise à mort. Soit je me suis épargné le spectacle de leurs amours, soit je me suis empressé de l’oublier.

Du règne animal, jusqu’à présent, seul un couple de libellules a trouver grâce à mes yeux. C’est mignon comme tout, un coït de libellules. Tant qu’on l’observe à notre échelle et pas à la leur.

 
 
LE DEVENIR
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