Une âme parmi les autres

Des mots ou des caresses

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samedi 27 juillet 2013

Quelque chose me dit que si, de temps en temps, je prenais dans mes bras les femmes que j’aime et qui me plaisent sans me laisser bloquer par mes vieilles peurs et de vaines interrogations, sans me laisser distraire par les bêtises qu’elles racontent pour meubler, et surtout sans rajouter mes propres bêtises, la vie serait beaucoup plus belle et plus agréable, plus sereine aussi, beaucoup moins riche en malentendus.

En plus, je sais faire. Quand je me sens à l’aise, très à l’aise, je sais faire. Enfin je sais… autant qu’il est possible de savoir sans pratique et sans expérience. Mais je ne suis jamais vraiment à l’aise. La conversation m’aide à me mettre à l’aise avec autrui, malheureusement le désir n’est pas un bon inspirateur de conversation, ni l’élan de tendresse : l’un et l’autre réclament des gestes. Peut-être les baisers pourraient-ils me mettre à l’aise tout autant qu’une longue conversation autour d’un verre, voire plus, mais comment pourrais-je donner le premier baiser, moi qui retient même mes sourires et mes regards et qui craint les contacts corporels ?

Me voilà encore en train de parler, de dire des bêtises. Il est vrai que je suis seul. Je pourrais m’embrasser la main, mais bon, ce ne serait que la mienne, pas drôle ! Pas drôle, pas charmant, pas envoûtant parce que sans partage, sans échange et sans communion…

Quand je vous disais ! Me voilà encore en train de dire des bêtises ! Ne suis-je donc bon qu’à cela ?

Bon, peut-être qu’un baiser, ou tout autre caresse, peut également être source de malentendus parfois… Je l’ignore mais cela parait vraisemblable : un geste aussi peut être incompris, pris de travers, venir à un mauvais moment ou même s’adresser à une personne peu disposée à le recevoir. Mais lorsque la tension monte, et quel que soit la nature de cette tension, que peuvent les mots ?

Je raisonne, ça je sais faire à peu près. Mais vivre…

 

N.B. Il y a mille façons de prendre quelqu’un dans ses bras, cent milles espèces de bonnes occasions de le faire, et une infinité de développements possibles à ce geste. Je suis un cas, certainement, mais il est tout de même bizarre qu’on ne voit pas plus de couples s’enlacer, même brièvement, dans la rue. Ils sont rares ou ils se cachent toujours ? Il est raisonnable de cacher les scènes torrides, je crois, mais un peu dommage de cacher les élans de tendresse (et suicidaire de les retenir).

 
 
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