Ames perdues

Le bal des Lazes

Accueil > Points de vue > Ames perdues > Le bal des Lazes

lundi 11 novembre 2013

Désolé, je n’ai pas pu me retenir. C’est triste de manquer autant de sérieux ! (rire)

Alors, donc, les Lazes sont un peuple occupant actuellement un territoire bordant le sud-est de la Mer Noire, sur les territoires étatiques actuels de la Turquie et de la Géorgie (les Etats meurent mais les peuples demeurent, même si les Etats parviennent parfois à faire disparaître des danses populaires, ou à en utiliser comme sorte d’hymne national).

Les Lazes – en anglais "laz", en géographie politique "adjars", habitants de l’Adjarie (sise en Géorgie – en fait, adjar et laze ne sont pas du tout synonymes, mais certains se plaisent, paraît-il, à ignorer la réalité laze et à préférer parler du montage national adjar) –, les Lazes dansent des horon (se prononce à peu près "horonne") :

 

 
 

 
 

 
 

 
 
L’Encyclopedia Universalis raconte que le peuple Laze fut un peuple guerrier. Qu’importe, si j’aborde un jour la côte anatolienne, je sais que je dirigerai mes pas de suite vers l’est nord-est !

 
 

Oh ! j’oubliais :
 

 
 

Des châteaux, j’en ai aperçu quelques-uns en Touraine, où je me suis rendu ce week-end pour y être un peu initié à cette danse horon (et à quelques autres danses pratiquées sur le territoire étatique nommé Turquie). Cela se passait non loin d’Amboise, Amboise où se trouve certes un fameux château, mais aussi un centre culturel turc actuellement en construction, un chantier sur lequel on ramasse parfois une tête de porc, ou même de sanglier, gentiment déposée là par un ou plusieurs autochtone(s) (j’imagine). Mais ceci est une autre histoire… Et c’est aussi la même Histoire, c’est le même monde qui suit son cours turbulent… Et quelque chose me dit que la communauté turque ne prévoit pas d’utiliser ce futur centre culturel pour, entre autres, initier les non-turcs d’origine aux danses de chez-eux, et réciproquement initier les turcs aux danses trads de France. Il existe au Mans une association franco-turque qui essaie de pratiquer ce partage, et cela ne marche pas, moins par manque de demande de la part des non-turcs (les amateurs français de danses traditionnelles sont peu nombreux mais souvent avides de cultures), mais par manque d’envie des turcs eux-mêmes. Mais comment éviter les têtes de cochons si l’on fait exprès d’éviter le partage culturel ?

En même temps, je ne suis pas certain que l’idée de centres culturels nationaux soient excellente. Des centres horon, halay, zeibek… seraient plus sympas. Et des centres avant-deux, gavottes, bourrées… Je verrai bien tout ça dans la même rue, une rue de la danse et de la musique à danser comme il y a des rues de la soif, une rue de la soif de danser. Avec des bals, surtout des bals, bien sûr !

 
 

P.-S.

(le 3 août 2014) Sur le pays des Lazes et sa culture :

http://www.bleublancturc.com/Turqueries/laz_muzik.htm

http://ayla7.free.fr/laz/GRAMF.html

Réagir à l'article :
LE DEVENIR
SPIP | squelette | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0