Notes ouvertes

La quenelle et le bonnet rouge

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samedi 4 janvier 2014

Comment noyer et dynamiter le mouvement de fond libertaire anticapitaliste préparant actuellement la société à l’inévitable et souhaitable décroissance ? En jetant dans l’arène politique des contre-mouvements intellectuellement immobiles ou régressifs mais potentiellement sauvages.

Nos maîtres ne l’ont probablement pas fait complètement exprès. Mais c’est depuis une bonne vingtaine d’années qu’ils amusent le bon peuple avec des "comiques" d’un niveau intellectuel qui ferait honte dans les fêtes annuelles des écoles, et cela ils l’ont fait en connaissance de cause. Le mouvement de la quenelle est dans la ligne tracée par ces "comiques", ces fous du peuple (comme il y avait le fou du roi), il n’en diverge en rien, ou si peu.

Cela fait aussi pas mal d’années que nos maîtres nous ont jeté à la recherche de l’identité nationale et de nos identités. Autant chercher le saint Graal. Mais, si ça se trouve, ils y croyaient eux-même.

Depuis longtemps, également, et parce qu’ils le croient eux-mêmes, ils nous font croire qu’il est impératif de produire en grande quantité n’importe quoi et n’importe comment, à condition que cela nous coûte moins cher qu’aux autres. Ce serait là, d’après eux, l’unique impératif économique.
Ils nous précisent encore que l’économie est nécessairement une guerre entre les territoires, non une coopération, et que par conséquent il faut savoir accepter un régime de guerre, se serrer la ceinture, admettre une sorte d’état d’urgence. Mais ça, c’est plus révoltant que la production de l’inutile, n’est-ce-pas ?

La quenelle et le bonnet rouge retarderont peut-être le naufrage de nos maîtres (et le notre), mais ce sera en le rendant plus meurtrier. Pour nos maîtres et plus encore pour nous.

(texte modifié le 5 janvier)

 
 
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