Ames perdues

Evitons la zone de la machine

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dimanche 5 janvier 2014

Lu sur internetactu.net :

Natasha Shüll, auteure de "Addiction par le design", a étudié les joueurs de machine à sous à Las Vegas, raconte Alexis Madrigal pour "The Atlantic" et à découvert que la plupart des gens ne passaient pas de temps sur ces machines pour gagner de l’argent, mais pour entrer dans la “zone de la machine”, dans son rythme, son hypnose, sa fascination, sa puissance de distorsion spatiotemporelle… Une version noire du flow, cher au psychologue Mihály Csíkszentmihályi. La zone de la machine c’est quand l’esprit en arrive à oublier le corps dans la tâche à réaliser. Pour Madrigal, c’est la même chose quand nous devons faire des tâches répétitives sur nos ordinateurs. La zone de la machine “logicielle” est caractérisée par son manque de connexion humaine, comme quand on regarde des centaines de photos à la suite… Et à en croire Madrigal, cela nous arrive peut-être plus souvent qu’on ne le pense, d’entrer dans la zone de la machine… “Ce que Facebook et les machines à sous partagent, c’est la capacité à fournir une rétroaction rapide à des actions simples”. On commence par regarder la photo de quelqu’un, puis on plonge dans l’observation d’autres images.

Je ne connais pas Mihály Csíkszentmihályi, mais à en juger d’après ce que dit wikipedia de sa théorie du flow, même en version noire le rapprochement est osé. J’ai plutôt l’impression d’un antagonisme total entre le flow, état de bonheur intense dont parle Mihály Csíkszentmihályi, et la perdition dans la zone de la machine. Si j’en juge d’après wikipedia, dans le flow, il n’y a pas perte de contrôle, pas de rythme hypnotique, pas de fascination, au contraire ! Reste à comprendre pourquoi Mihály Csíkszentmihályi a choisi le terme "flow"…

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