Ames perdues

La burqa, une question de propriété (tout comme le mariage)

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dimanche 20 juillet 2014

Lundi 14 juillet au soir, un curieux animal m’a remis en tête cette chanson :
 

Le Roy A Fait Battre Tambour, par Luc Arbogast.

 
Cela valait bien un feu d’artifice !

Le lendemain après midi je rentrais chez moi en la fredonnant quand m’est encore venue une idée tout à fait saugrenue à propos de voiles et de burqas. Quel rapport ? Ah ! ah… !

Le 22 février dernier, dans un texte au titre un peu malheureux (j’étais pressé), j’essayais maladroitement d’éclairer le rôle "protection de l’honneur" des vêtements cachant les corps des femmes. Dans d’autres textes je disais que dans les sociétés patrilinéaires l’ont faisait tout pour cacher les attributs sexuels féminins aux yeux des hommes mais je n’arrivais pas à mettre le doigt sur la cause réelle de cela. C’est à propos du "mariage pour tous" que j’ai mis le doigt dessus, sans m’en rendre compte. C’est une question de protection de la propriété, de la transmission d’héritage et du nom – du nom, donc du pouvoir d’un chef de famille, d’un chef de clan ou de tribu. Dans les sociétés patrilinéaires.

Dans les sociétés patrilinéaires la femme est propriété de l’homme parce que ses enfants mâles sont les héritiers du nom et des biens. Il s’agit de "protéger" cette propriété par tous les moyens. Parmi ces moyens : les vêtements, la claustration, le mariage. Mais le roi a tout pouvoir, donc le droit de choisir sa maîtresse parmi les femmes de ses subordonnés, de ses vassaux.

Les sociétés matrilinéaires ne mettent pas l’homme à la merci de la femme dans la mesure où l’homme conserve un rôle important. Dans quelques-unes de ces sociétés [1], l’homme a un pouvoir sur les enfants de sa sœur.

La burqa n’a évidemment rien à voir avec les dieux, elle est par contre liée aux usages en matière de transmission de la propriété et du pouvoir, de la même façon que le mariage. Et aujourd’hui, de la même façon que certaines jeunes femmes choisissent la burqa en partie par souci identitaire (affirmation de soi et de ses origines ou de ses orientations), en parti (j’imagine) pour décider soi-même quand et à qui se montrer, quand et à qui montrer sa beauté, sa nudité, son sacré, des homosexuels choisissent le mariage. L’Histoire ne serait-elle qu’un long délire ?

 

 

[1Je devrais le vérifier, je n’ai pour le moment à l’esprit que le cas des Moso.

 
 
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