Rupture

Le cœur à l’ouvrage (suite)

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vendredi 28 septembre 2007

Hélas, les vendanges sont finis ! et me voilà réduit à boire le fruit des vendanges précédentes, mais quel fruit ! Et je comprend mieux, maintenant que j’y ai goûté, comment mon sympathique patron de quelques jours peut s’opposer à la pression économique pour travailler comme il l’entend, et faire travailler ses ouvriers, ses saisonniers, à sa manière si… si… j’ai presque envire d’écrire "si tendre".
En tout cas, nous fûmes heureux le temps de ces vendanges.

Mais il ne nous a pas offert de bouteilles à la fin, contrairement à ses quelques rares confrères qui, dans la région, continuent d’utiliser des vendangeurs humains. Il faut dire que le bas de gamme de ses vins vaut largement bien des hauts de gamme de chez ses voisins ! Lui, il a tout vendangé à la main, et les mains, elles, elles font le tri entre le pourri, le trop vert et le bien mûr, là où la machine avale tout. Ses confrères ont la parade à ce manque de savoir-faire de la machine : ils savent (plus ou moins) corriger les défauts survenant pendant la vinification par des apports en produits aussi bizarres que divers, par exemple de la poudre de lait normalement destinée à l’alimentation des veaux…

question : est-ce parce qu’il s’oppose à la pression économique qu’il travaille bien et crée un vin d’excellente qualité, ou bien est-ce parce qu’il produit un vin qui se vend bien qu’il peut s’opposer à la pression économiques et aux règles qu’elle cherche à imposer à tous ?
C’est un peu le problème de l’œuf et de la poule, non ?

 
En tout cas, à la votre ! (oui, nous lui en avons acheté quelques bouteilles, malgré le prix !)

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