Rupture

Sur le barbare et son éradication (étude)

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samedi 14 novembre 2015

Chaque année, chaque jour de croissance échevelée à tout va, nous franchissons un degré dans la destruction (et la surface des océans quelques centimètres). Face à cette agression continuelle des marchands-spéculateurs-usuriers, des sentiments d’horreur et d’effroi nous frappent. Contre elle, l’humanité doit faire bloc. Nous devons "nous serrer les coudes", comme on dit, et faire preuve de coopération dans nos initiatives anti-marchandes, anti-spéculations, anti-usures. Le mal est déjà fait, ou tout au moins très avancé, mais ce qui peut encore être corrigé doit l’être, là est l’urgence. Pour l’être humain ordinaire, tout au moins ; Pour les hommes et femmes de pouvoir, bien sûr, c’est différent…

Les hommes et femmes de pouvoir ne nous parlent pas des marchands-spéculateurs-usuriers, ils nous parlent de barbarie et de barbares, concepts difficiles à cerner. Si "barbare" est synonyme de "mal incarné en humain", alors le barbare est, je suppose, un être avide de pouvoir et calculateur, peu pourvu d’empathie, ne montrant pas ses véritables émotions (s’il en a), n’ayant pas d’autre idéologie que l’idéologie dominante susceptible de l’amener au zénith du pouvoir ; et encore, sans doute ne prend-il pas vraiment au sérieux cette idéologie, il la sert tant que cela lui sert (comme, ailleurs, d’autres avides de pouvoir servent une religion), et c’est tout.

Alors, du barbare à visage humain, je dresserais bien ce portrait robot :

Barbare à visage (presque) humain

La position de général en chef, voilà qui "pose son homme", comme on dit (je ne sais pas pourquoi). Et les marchands ont besoin de généraux, à la fois pour pacifier les producteurs-consommateurs et rendre accessibles les énergies et matières premières qui leur sont nécessaires. Ces généraux en font trop, souvent, parce qu’ils jouent aussi pour leur propre compte (bien évidemment), mais bon, les catastrophes humanitaires contribuent à "équilibrer" les marchés – marché de l’emploi y compris.
Tout de même, prendre les peuples des pays exploités pour des billes que l’on joue contre les uns et les autres (longtemps contre le communisme et l’influence soviétique), puis traiter les mêmes, ensuite, de "barbares" parce qu’ils ont pris goût au fruit qu’on leur a fait goûter…

Ceci dit, pour nous défendre de nos "barbares" à nous, il nous faut nous en donner les moyens. Un gros travail de vigilance a déjà permis de stopper des travaux, de ralentir un peu le métabolisme dévorant de l’« économie » des marchands. Mais le combat doit s’amplifier. Face à ces groupes dont les forces s’étalent dans le monde entier et qui n’ont pour principes et pour valeurs que "la raison économique", il nous faut renforcer le travail de présence, d’enquête et de barrage.

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