Pour qui l’on travaille

L’État serait-il pris de panique ?

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samedi 28 novembre 2015

L’État veut nous faire peur taire et ne reculera devant aucun moyen, même s’il y a encore des choses qu’il évite de faire ouvertement. Je ne sais pas si mes blogs actuellement situés sur la plate-forme blog.fr tiendront jusqu’à la fin programmée de cette dernière, fin décembre. Je ne sais pas non plus si ledevenir.org leur survivra.

M’en fous, ma graine est semée et tombée en terrain fertile, je le vois, et beaucoup d’autres de la même famille sont bien levées. Si l’on nous barre un chemin, nous en tracerons un autre, et si celui-ci est barré à son tour nous en creuserons un troisième.

Tant qu’il se focalise sur la COP21, je vais peut-être bénéficier du fait que j’ai annoncé ne pas m’occuper de cette connerie. Peut-être…

Mais quelque chose m’échappe dans sa stratégie, je l’avoue. Une mécanique ne peut pourtant pas paniquer… Il est vrai qu’il n’est pas 100% mécanique, mais quand même… N’aurait-il pas trouvé un moyen de se débarrasser des ZADs ?

 

P.-S.

(29 novembre) Mais que je suis bête ! Pour que leur "grand messe" (j’emprunte l’expression à Pierre Rabhi), pour qu’elle remplisse bien son office de catalyseur-défouloir-miroir aux alouettes, il faut bien que l’État se montre dur. Sinon, ben, ça l’ferait pas !

Accessoirement, ça aide à mettre à jour les fichiers (je ne sais pas s’ils ont un fichier VS – atteinte verte à la sûreté de l’Etat)…

Mais bon, je ne suis quand même pas du tout sûr d’avoir tout compris. D’ailleurs, la COP21 ne dure que quelques jours, l’état d’urgence au moins quelques mois…

 
(30 novembre) Cette "COP21", comme les précédentes, est un miroir aux alouettes à plus d’un titre. Voir cet entretien avec l’auteur de Le climat qui cache la forêt.

Deux courts extraits de l’entretien :

La focalisation extrême sur le changement climatique a conduit à considérer qu’il était la cause des autres problèmes environnementaux – érosion de la biodiversité, désertification, sécheresse accrue, accès à l’eau, etc. – alors qu’en fait, il en est la conséquence. Par exemple, l’une des contributions majeures aux émissions de gaz à effet de serre, c’est la déforestation, à hauteur d’environ 25 %. L’une des mesures les moins chères à prendre en matière de lutte contre le changement climatique serait de la stopper. Il faut commencer par là.

cette affaire de climat ne remet pas fondamentalement en cause le système capitaliste. On peut en faire un marché. Vous pouvez développer des techniques anti-CO2, vous pouvez développer le marché des énergies renouvelables, et en fait quand vous regardez qui est sur ce marché en France, ce sont soit d’anciens promoteurs immobiliers reconvertis, soit des énergéticiens comme Total ou EDF, parce qu’il y a de très gros marchés. Quand vous arrivez sur des sujets comme le paysage, la biodiversité, cela devient beaucoup plus difficile à appréhender pour les fonctionnaires et les ingénieurs. Vous avez moins de critères quantitatifs, vous avez une opposition beaucoup plus forte à donner une valeur au vivant.
[…]
Par exemple, vous décidez de construire une autoroute. On ajoute au bilan financier les coûts sociaux. En positif, il y a le gain de temps, les morts, les blessés, ou le CO2 évités. En France, la commission Boiteux a donné un coût pour tout ça. Et pour le reste, elle a dit : « Je ne sais pas chiffrer. » La biodiversité vaut zéro, le paysage zéro, etc.

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