Notes ouvertes

La pilule (pas assez ?) dure à avaler

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mercredi 6 janvier 2016

Ce qu’il y a de rigolo avec les pilules – je ne parle pas de l’aspirine mais du viagra et des psychotropes permettant, en principe, d’être équilibré sur ordonnance – ce qui est marrant avec ces trucs-là, c’est que lorsqu’on se trouve en compagnie de quelqu’un qui bande, ou qui se sent heureux à ce moment-là, qui se sent particulièrement bien, on ne peut pas savoir si notre présence y est un peu pour quelque chose ou si c’est juste à cause de la molécule…

P.-S.

(le 17 janvier 2016) En même temps, dans tout autre cas la pilule peut dédouaner tout le monde. Le diagnostic lui-même, à l’origine de la prescription, dédouane. On abandonne la vie psychique et les passions individuelles à une régulation par des techniciens, comme on a abandonné la vie politique et les passions collectives à une régulation par des techniciens.

Mais lorsqu’on a "régulé" on a, au mieux, apporté les soins de première urgence – comme lorsqu’on stoppe une hémorragie –, c’est tout ! Au pire, les techniciens "régulent" au petit bonheur la chance, le diagnostic est fantaisiste, les remèdes inconnus…

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