Rupture

Un référendum pour ou contre un aéroport ? (étude rapide du projet)

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samedi 13 février 2016

Il est maintenant question d’un référendum. Cela commence à devenir comique !

Bon, sérieusement, il y a à ce référendum plusieurs questions préalables :

– Que nous apporte déjà et que pourra nous apporter le maintien de la vie ainsi que d’une activité agricole diversifiée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ?

– Que pourra nous apporter la transformation de cette ZAD en aéroport et la création de son "barreau routier" d’accès ?

– Que voulons-nous ? Et en particulier, voulons-nous la poursuite du développement "économique" ou pas ? En d’autres termes, ce développement nous sert-il, enrichit-il nos vies (d’autre chose que de déchets, de guerres et de misère) ?

– Qui est ce "nous" à qui se posent ces questions ? Ce "nous" existe-t-il déjà ou bien faut-il le créer ? Le cas échéant, faut-il le créer idéalement ou réellement ?

– Eh puis au fait, qui est-ce qui pose la question ? Est-ce ce "nous" qui se pose à lui-même cette question ? Est-ce une force armée garante du développement "économique" qui pose la question à un troupeau de producteurs-consommateurs et ne se pose évidemment pas la question de la pertinence du développement ?

– Si c’est bien un pouvoir garant du développement qui pose la question, s’engage-t-il à disparaître immédiatement si la réponse au référendum est un non à l’aéroport ?

N. B. Cette série de questions préalables n’ignore pas tout à fait l’existence actuelle d’opposants à l’aéroport ne s’opposant guère au développement "économique" et au développement des transports aériens. Ils défendent des projets alternatifs. C’est l’une des deux raisons pour lesquelles la deuxième question n’est pas formulée ainsi : que nous apportent les avions ? [1] Ou, en d’autres termes, les transports aériens (en particulier) doivent-ils croître, rester ce qu’ils sont, ou décroître ? La deuxième raison est qu’il n’y a pas que des avions en perspective, mais aussi et surtout des aménagements tout ce qu’il y a de plus terrestres, ou plutôt urbains, tout au long des accès à l’aéroport envisagé, ainsi qu’au sud-ouest de l’agglomération nantaise, et les activités associées, la plupart plus ou moins délirantes, frénétiques. Et l’aéroport lui-même.

« La terre aux landes, le ciel aux oiseaux » et rien au capital. Eh puis aussi, tout de même, la lande aux humains comme aux oiseaux (entre autres). Car il ne s’agit pas de se suicider, au contraire !

[1Ceux qui répondent "des voyages" auront un gage ! (rire) Ca me fait penser à ces personnes qui, de nos jours, font des tours de continents ou du monde à vélo mais rentrent en avion passer les fêtes de fin d’année en famille, puis rejoignent en avion leur vélo. Tout comme des "hommes d’affaires"…

 
 
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