Ames perdues

Combien de temps gémiras-tu…

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dimanche 7 août 2016

Tu ne te nourris que de la Fumée de la cuisine du Monde.
Combien de temps gémiras-tu à propos de l’être et du non-être ?
Le capital que tu convoites s’use à réparer maintes brèches,
Mais tu perds ton temps à supputer un trésor qui ne t’appartient pas.

Omar Kháyyám, grand mathématicien astronome persan du cinquième siècle de l’hégire ; traduit par Charles Grolleau  [1].

 

Ivresses, le sacre de Khayyam - Ali Ghamsary (composition et luth – târ et divan), Alireza Ghorbani (chant), Dorsaf Hamdani (chant), Sohrab Pournazeri (vièle kamantché), Sofiane Negra (oud), Hussein Zahawy (percussions), Keyvan Chemirani (percussions).

 

[1Il s’agit d’un quatrain parmi cent à deux cents autres – et même bien plus, les grands livres ayant tendance à s’augmenter tout seul au fil des siècles –  ; c’est de la poésie persane, seuls les premier, deuxième et quatrième vers riment entre-eux, cela se chante.
De toute manière, la langue elle-même est une musique, et il paraît que la sensibilité à la musique de chacun, sa façon de la percevoir, dépend en particulier de sa langue maternelle.
Peut-être notre langue maternelle influence-t-elle autant, sinon plus, notre esprit et notre âme, que ne le fait notre religion.

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