Une âme parmi les autres

Une cassure inopinée dans ma vie

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mardi 15 novembre 2016

Se pourrait-il qu’en 2013, 2014, 2015 et jusqu’à l’été 2016, j’ai eu l’esprit si occupé par toutes les questions que je me pose depuis si longtemps sur le monde, et par des débuts de réponse que j’avais soudain l’impression de pouvoir apporter, que j’en suis devenu moins habile dans la gestion pratique de ma vie personnelle, au point de me conduire à une catastrophe ? Toujours est-il qu’avant la fin de l’été j’ai chuté… sur la tête, ce qui n’est vraiment pas prudent. Mon crâne n’a pas cédé, c’est le chirurgien qui, une douzaine d’heures plus tard, a dû l’ouvrir afin d’enlever l’hématome qui oppressait mon cerveau. Une telle secousse suivie d’un hématome-bulldozer fait du ménage dans l’esprit et perturbe, désorganise, la mémoire des activités faites dans les dernières semaines, les derniers mois, voire les dernières années, ainsi que la mémorisation des (misérables) activités en cours durant les semaines et les mois suivants, ce qui n’est pas rassurant. Avant cet accident, dont tout indique que je suis le seul responsable (je n’en ai évidemment aucun souvenir [1]), je me demandais déjà comment je pourrai venir à bout de tous les petits travaux un tant soit peu théoriques que j’avais entrepris en peu de temps ; cela ne s’est pas arrangé, loin de là ! J’ai, maintenant, d’abord besoin de me retrouver, car je me suis un petit peu perdu.

Mais j’avais déjà commencé à me perdre avant l’accident, par certains côtés de ma vie, depuis fort longtemps. Ce qui serait bien, ce serait que le choc n’ait pas fait que des bêtises dans mon cerveau, où des choses allaient de travers depuis fort longtemps… Mais je ne sais pas encore si le choc a été assez fort, ni même s’il a été appliqué tout à fait au bon endroit, je sais seulement qu’il arrive bien tard dans ma vie… Mais mieux vaut tard que jamais, dit-on…

 

Dieu de miracles, par Schekina

 

(non, le choc n’a, à ma connaissance, pas changé mes opinions, ni mes goûts musicaux ; d’ailleurs, j’aime toujours terminer en chanson – quand je n’ai pas commencé par là – et en cherchant j’ai fini par trouver quelque chose qui, à mes oreilles, est drôle – seulement drôle)

[1Je n’en ai aucun souvenirs, mais un faisceau d’indices m’a permis de reconstituer l’événement avec une quasi certitude, une séquelle neurologique me fait même encore parfois mettre mon pied droit plus à gauche que je ne le veux : lors de l’accident, j’ai basculé en mettant mon pied droit trop à droite, là où il aurait dû rencontrer un plancher mais où il n’y a que le vide (à cause d’un défaut de construction – sauf erreur, je ne suis donc pas 100% responsable de mon accident, ma faute est de n’avoir pas suffisamment observé les lieux quand j’y ai mis les pieds).

 
 
LE DEVENIR
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