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vendredi 18 août 2017

« On savait alors que, tout ce qu’il conçoit, l’homme se doit de le concevoir en splendeur. »
Régine Pernoud parlant des temps féodaux et de l’« art roman », page 33 de Pour en finir avec le Moyen Âge, collection Points, Histoire, aux éditions du Seuil, 1977.

L’homme se doit de concevoir en splendeur non parce qu’il travaille un objet à consacrer, mais parce que sa propre vie est sacrée. Par conséquent, l’ouvrage de sa vie est sacré. Ce qui n’en fait pas pour autant un sacrifice. Enfin… Oui et non, cela dépend de ce que l’on met sous ce nom, de ce que l’on a conscience ou non qu’un « sacrifice » peut être plus et mieux qu’un don : une joie de partage, qui suppose un sentiment d’appartenance, un attachement par un enracinement, un enracinement par attachement. Cette joie de partage n’interdit pas un certain ’contentement de soi’ ; au contraire, elle le prépare.

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