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mardi 28 novembre 2017

Ayant mon cerveau maintenant affaibli suite, je suppose, à l’affaiblissement d’une quantité de neurones et de leurs milieux ambiants et au changement subséquent de la vie synaptique, je me dis que les traitements chimiques psychiatriques – tristement aveugles car personne encore n’est en mesure de décrire le "fonctionnement" cérébrale –, je me dis que ces traitements obtiennent fréquemment des effets très similaires à ceux de mon traumatisme crânien sur mon cerveau. En effet, les psychotropes prescrits par les psychiatres interviennent dans la vie synaptique – et j’emploie sciemment cette expression vague, "vie synaptique", parce qu’elle est à la hauteur de nos vagues connaissances à ce sujet –, ils y interviennent aveuglément en ce sens que l’interdépendance de leur action au milieu ambiant et à l’activité présente, actuelle, des neurones en jeu et de ce à quoi ils sont en train de participer, cette interdépendance n’est guère plus connue du "soignant" que du "soigné".

Heureusement pour moi, je n’ai eu affaire qu’à un accident, c’est-à-dire à un événement ponctuel. Les interventions psychiatriques, elles, ont tendance à s’incruster durablement dans la vie.

P.-S.

(ajouté le 19 décembre) Il existe des preuves du pouvoir désorganisateur (et aveugle) des psychotropes sur la vie synaptique, donc sur l’esprit, sur le psychisme, sur l’affectif, sur l’intellect, sur l’âme. Les prescripteurs veulent préférentiellement mettre en évidence l’effet qu’ils recherchent, mais d’autres effets, parfois, leur sautent aux yeux.

Combien d’effets encore non décrits des activités psychiatriques se produisent quotidiennement autour de nous, autour de nous ou en nous, sans que nous soyons capable de les voir et d’y comprendre quelque chose ?

 
 
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